1. Prévenir les intrusions
La première étape consiste à empêcher autant que possible les nuisibles d’entrer ou de trouver des conditions favorables à leur installation.
Cela peut notamment passer par la surveillance des accès, la fermeture des portes, la protection de certaines ouvertures, l’étanchéité des points de passage, la maîtrise des déchets, la réduction des sources d’eau ou de nourriture et l’entretien du bâtiment.
La prévention constitue l’un des principes fondamentaux de l’IPM : mieux vaut supprimer les conditions favorables à une infestation que devoir la traiter ensuite.
2. Surveiller en permanence les zones sensibles
Même lorsqu’aucun nuisible n’est visible, certaines zones peuvent faire l’objet d’une surveillance.
Selon la configuration de l’établissement, différents dispositifs peuvent être utilisés pour repérer rapidement une activité inhabituelle : postes de surveillance, pièges de détection, dispositifs pour insectes volants, points de contrôle ou solutions de monitoring.
L’objectif n’est pas d’attendre qu’une infestation devienne visible, mais de disposer d’indicateurs permettant d’agir le plus tôt possible.
3. Identifier avant d’agir
Tous les nuisibles ne se comportent pas de la même manière et ne nécessitent pas la même réponse.
Lorsqu’une activité est détectée, il faut d’abord comprendre : quel nuisible est présent, où il se trouve, quelle est l’importance de l’activité et ce qui peut favoriser sa présence. Cette étape évite de mettre en œuvre un traitement inadapté ou inutile. L’approche IPM repose précisément sur l’identification et la connaissance de l’espèce avant de décider d’une action.
4. Intervenir seulement lorsque c’est nécessaire
Une détection ne signifie pas automatiquement qu’un traitement chimique doit être réalisé.
Selon la situation, la réponse peut consister à :
ou, lorsque cela est nécessaire, mettre en œuvre un traitement ciblé.
La CEPA recommande une démarche privilégiant la prévention et les solutions adaptées à la situation, les moyens mécaniques ou chimiques étant utilisés lorsqu’ils sont nécessaires pour reprendre le contrôle d’une infestation.
5. Vérifier que l’action fonctionne
La protection ne s’arrête pas après une intervention.
Les résultats sont contrôlés afin de déterminer si l’activité diminue, si les mesures prises sont suffisantes ou si le dispositif doit évoluer.
La logique est continue :
PRÉVENIR → SURVEILLER → DÉTECTER → ANALYSER → AGIR → CONTRÔLER → AMÉLIORER
C’est ce suivi dans le temps qui distingue une véritable démarche de Pest Management d’une simple intervention ponctuelle. La CEPA décrit également le processus comme une succession d’évaluation du site, planification, mise en œuvre, suivi, mesure de l’efficacité et ajustement si nécessaire.